
16 mars 2026
International
« Un employé, un arbre » : quand Airbus et L’Arche en Pays Toulousain font pousser des liens !
Depuis plus d’un an, Airbus s’est engagé, dans un projet ambitieux et porteur de sens : « Un employé, un arbre ».
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International | 16 mars 2026

Une délégation de L’Arche de la Vallée revenait d’un pèlerinage organisé pour célébrer les 50 ans de la communauté, l’occasion de rendre grâce pour les années passées et confier les 50 prochaines.
Dix heures de trajet. Le temps d’échanger sur tout un tas de sujets…
Louis-Marie, responsable de la communauté, se confie sur l’aventure qu’il a vécu au Cambodge, pendant 3 ans, en couple puis en famille, avec l’association Enfants du Mékong.
Maxime, accueilli à L’Arche La Vallée, est à l’écoute et très intéressé : « moi aussi, je veux y aller ! » affirme-t-il à Louis-Marie.
Louis Marie ne l’écoute que d’une oreille jusqu’à ce que celui-ci revienne à la charge la semaine suivante, puis celle d’après et que lui-même commence à sérieusement envisager ce voyage.
Ni une, ni deux, il se met à parler du projet autour de lui… et ça fait mouche ! Auprès de la communauté, du conseil d’administration, mais aussi d’une généreuse donatrice qui les motive en soutenant financièrement ce périple.
Avec Maxime, 3 autres personnes rejoignent l’équipage : Marin, Joël et Vincent.

C’est donc avec un brin d’audace et d’esprit d’aventure que les voilà tous les cinq embarqués pour le Cambodge avec l’objectif d’offrir un peu de temps, un sourire, une présence à des personnes défavorisées, mais aussi de recueillir certains de leurs besoins et se laisser déplacer par ce qui adviendra…
A Phnom Penh, le groupe découvre l’association Kampuchea Sela Handicap, fondée il y a une trentaine d’années par Pierre et Marie-Françoise Ketchuti, un couple d’anciens salariés de L’Arche. Là-bas, une trentaine d’adultes en situation de handicap vivent et travaillent ensemble, dans un esprit très proche de celui des communautés de L’Arche. Un lieu de rencontres qui les a tous marqués.
Pour partager leurs aventures, rien de mieux que les propres mots de l’équipée… (Des propos qui ont été recueillis dans l’avions du retour et mis ensuite par écrit.)

À Phnom Penh, Battambang et Sisophon, le petit groupe rencontre plusieurs associations engagées auprès d’enfants pauvres et de personnes en situation de handicap. Le français d’un côté, le khmer de l’autre, la barrière de la langue est bien là, mais elle tombe très vite !
Marin se souvient :
« J’ai aimé voir des enfants pauvres du Cambodge. Pour parler avec eux, discuter. On s’est débrouillé pour communiquer. Ils ne parlent pas français. Je ne parle pas cambodgien. Mais on a échangé. On a joué au volley, au ping-pong, au foot. On a mangé du riz tout le temps. Je suis triste parce qu’ils sont pauvres. Je n’aime pas que les enfants soient pauvres. Ils sont joyeux, contents, pas énervés. C’est eux qui me font rire. Moi aussi, je les ai fait rire, même si je ne suis pas un clown ! »

Au fil des jours, la joie de la rencontre côtoie aussi la dureté des réalités.
Maxime n’oubliera pas certaines images :
« J’ai vécu des belles choses au Cambodge. J’ai beaucoup aimé le travail avec les étiquettes dans la confiturerie de Kampuchea Sela Handicap. Toutes les rencontres m’ont touché. Aussi avec les prêtres missionnaires. Mais ça m’a fait mal au cœur de voir des enfants livrés à eux-mêmes et vivre dans des conditions pareilles. Je suis content d’être parrain d’une petite fille handicapée à qui je vais pouvoir rendre service. Elle a une maison en brique et un toit en tôle. Ils n’ont qu’une seule pièce à vivre.
À Kampuchea Sela Handicap, il y a souvent des coupures d’eau. À Sisophon, on n’avait pas de douche. C’était compliqué, mais je me suis adapté. »

Pour Joël, ce voyage n’était pas un séjour touristique :
« Ce n’était pas des vacances. C’est une mission qu’on a faite pour voir les enfants du Cambodge et les personnes en situation de handicap. »
Ce qui le frappe, c’est le contraste avec la vie en France :
« Ils n’ont pas la chance qu’on a, nous. Y en a pas mal qui se plaignent en France… Faut pas se plaindre. J’ai vu la réalité au Cambodge. »
Et pourtant, malgré la pauvreté, ce sont les visages des enfants qui lui restent en mémoire :
« Les enfants, ils ont le sourire. Ils savent faire plein de choses. Ce sont des belles personnes. »

Vincent est profondément marqué par ces rencontres, ces moments partagés et ces gestes simples qu’il a eu l’occasion d’échanger :
« J’ai été très touché par les enfants pauvres et les personnes porteuses de handicap. Le sourire et les salutations des enfants et adultes cambodgiens touchent le cœur. J’ai particulièrement aimé jouer avec eux au sport, danser avec les personnes accueillies, échanger quelques mots. »

Enfin, Louis-Marie, nous partage ce que cette expérience lui a apporté :
« Se décentrer, se déplacer, rencontrer l’autre : ça donne vie ! Je reviens « vivant » de cette aventure !
Un déplacement au Cambodge n’est pas neutre. Les différences sont nombreuses : langue, culture, religion, alimentation, climat… ça incite à l’écoute et à l’accueil, sans jugement ni attente. Ça incite aussi à réajuster nos questionnements, nos réflexions, nos attitudes. Aller à la rencontre de « plus pauvre que nous », en situation de handicap, ça secoue, ça peut révolter. Mais ça permet surtout de se dire : comment devenir une petite « goutte d’eau » pour aider un tant soit peu, ou tout simplement pour aimer un peu plus et un peu mieux ?
Avec notre équipe, nous revenons avec l’ambition de parler de ces parrainages possibles via l’association Enfants du Mékong. Parce qu’une personne en situation de handicap en France parraine une personne en situation de handicap au Cambodge – dans un lien d’amitié, mais aussi avec un soutien financier, ça fait sens… Maxime qui va l’expérimenter nous en donnera des nouvelles !
Je reviens aussi très touché de cette rencontre avec les personnes (accompagnées et accompagnantes) de l’association Kampuchea Sela Handicap. Nous aurons à cœur, en équipe, de rester en lien avec elles, et de trouver des « bonnes astuces » pour les épauler, de quelque manière que ce soit.
Je reviens aussi en me disant que je suis gâté de vivre la mission à l’Arche de la Vallée. Pas la peine d’aller à l’autre bout du monde pour aimer, nous aider et partager… La mission commence « ici et maintenant » !
Mais peut-être est-ce intéressant d’aller justement à l’autre bout du monde pour se le rappeler, et chercher la Vie là où on est planté.


Anaïs de Montjoye
Responsable du Pôle communication
anais.demontjoye@arche-france.org
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