
16 mars 2026
International
« Un employé, un arbre » : quand Airbus et L’Arche en Pays Toulousain font pousser des liens !
Depuis plus d’un an, Airbus s’est engagé, dans un projet ambitieux et porteur de sens : « Un employé, un arbre ».
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Activités et projets | 14 février 2026

Parmi eux, des personnes accueillies en situation de handicap mental, des membres de leurs familles et des habitants du voisinage venus pour construire les premières jardinières d’un nouveau jardin thérapeutique.
Pour l’occasion, gâteaux et pâtisseries avaient été préparés afin qu’ils puissent partager un moment de convivialité au cours de cette journée participative pleine de joie ! Une journée pendant laquelle certains talents se sont révélés, comme celui de Nathan, travailleur à l’ESAT de la Rebellerie, capable de reconnaître les végétaux en un simple coup d’œil, et qui marque une nouvelle étape dans l’avancée d’un projet lancé depuis plusieurs années déjà…

Ça fait déjà un moment qu’à L’Arche en Anjou, dans le cadre des activités de jour, on propose des lieux de bien-être et de détente.
À L’Arche en Anjou, la question du bien-être fait partie des activités de la communauté depuis longtemps, ce que nous raconte Emmanuel, dit Manu, qui travaille depuis 25 ans comme assistant foyer de vie et animateur des activités de jour :
« Ça fait déjà un moment qu’à L’Arche en Anjou, dans le cadre des activités de jour, on propose des lieux de bien-être et de détente. Il y a une quinzaine d’années, la communauté a ouvert une salle de stimulation sensorielle appelée salle Snoezelen. Un espace au sein duquel les personnes en situation de handicap peuvent expérimenter différentes stimulations — olfactives, auditives, visuelles ou tactiles — afin de mieux comprendre ce qui leur procure du bien-être et ce qui peut leur être inconfortable. »
Plus tard, avec la création d’un foyer destiné aux personnes vieillissantes, d’autres espaces ont été aménagés : une salle d’activités, une salle d’hypostimulation et un espace de balnéothérapie avec baignoire. Dans cet espace, les lumières et les huiles utilisées dans le bain prolongent l’esprit des expériences sensorielles.

Parallèlement, la communauté a toujours entretenu un lien avec la nature. Un pôle Nature a existé sous différentes formes : d’abord une ferme éducative, puis un jardin d’aromates. C’est dans la continuité de cette histoire que le projet de jardin thérapeutique est né : « À ce moment-là, j’ai décidé d’intégrer la détente et le bien-être dans le pôle nature », raconte Manu.
Afin d’utiliser de l’existant pour créer quelque chose de nouveau, c’est une pelouse d’environ 500 m², située à l’emplacement de l’ancien box du cheval de la ferme, qui a été choisie comme terrain. Un premier plan a ensuite été imaginé, puis un paysagiste est venu prêter main forte.
Plusieurs autres soutiens ont également permis de faire avancer le projet : la serre du jardin a été financée grâce à une course du Cross du Courrier de l’Ouest, organisée chaque année les 11 novembre, tandis que la famille d’une personne accueillie et la Fondation Lemarchand ont entre autres contribué à l’achat d’arbustes.
Pour concevoir ce jardin, Manu s’est également formé à l’hortithérapie, une pratique qui utilise le jardin comme support de bien-être.

Cela fait maintenant trois ans que le jardin se construit et les différents espaces commencent aujourd’hui à se dessiner. Les abords sont encore en cours d’aménagement, mais un banc permet déjà de s’asseoir et une table est installée pour servir notamment à l’effeuillage. Un partenariat avec l’ESAT de la Rebellerie prévoit également l’installation de vignes le long de la clôture afin de permettre aux personnes à mobilité réduite de participer aux vendanges.
Par ailleurs, même si le projet continue d’évoluer, le jardin est d’ores et déjà ouvert à toute la communauté.
Des temps de plantation y sont organisés, ainsi que des moments consacrés à la découverte des odeurs ou à l’utilisation des plantes pour la préparation de tisanes ou la création de nouvelles recettes, par exemple. Les habitants peuvent venir y cueillir ce dont ils ont besoin et y découvrir des plantes plus inhabituelles comme « la plante fromage » qui a un goût de camembert et « la plante éponge », une cucurbitacée dont l’intérieur peut servir pour se laver le corps et faire la vaisselle !
Manu nous explique que le caractère insolite de ces plantes permet aux personnes accueillies de s’approprier plus facilement le jardin en retenant ses caractéristiques qu’ils peuvent ensuite partager avec d’autres.

Moi, ce qui me plaît, c’est de voir que le projet parle aux habitants de la communauté et de voir que le bien-être s’installe partout : de la salle au jardin, avant, pendant et après les activités de jour. Ce jardin, c’est vraiment un lieu qui parle de lui-même pour guider, apaiser les personnes en situation de handicap et aider à la communication de tous, entre tous.
À terme, la communauté aimerait que ce lieu devienne un espace de rencontre avec les habitants du quartier et projette, dans ce but, d’installer une table réalisée en mosaïque à l’atelier du Centre d’Activité de Jour pour accueillir des réunions, des ateliers et, pourquoi pas, des pique-niques.
En attendant, le jardin est déjà très apprécié des habitants. Un vrai bonheur pour Manu.


Anaïs de Montjoye
Responsable du Pôle communication
anais.demontjoye@arche-france.org
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